Presque toutes les entreprises qui reçoivent du public figurent sur Google Maps, avec leur activité, leur adresse et souvent leur site. Le piège n'est pas d'en extraire une fiche, c'est de croire qu'on les a toutes.
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Cherchez « plombier Lyon » sur la carte. La liste défile, puis s’arrête au bout de plusieurs dizaines de résultats. Rien ne signale qu’il en existe plusieurs centaines dans l’agglomération.
Ce plafond n’est pas un hasard ni une limite technique de votre outil : une recherche Google Maps ne renvoie jamais la totalité des établissements d’une zone, et l’interface de programmation officielle s’arrête encore plus tôt. Google ne renvoie pas tous les résultats d’une requête, il renvoie les plus pertinents, dans une zone qu’il choisit.
C’est la première source d’erreur sur ce type de projet. Un fichier qui s’arrête à ce plafond a l’air complet, se vend comme complet, et ne couvre qu’une fraction du marché. L’acheteur bâtit son plan de prospection sur un échantillon dont il ignore que c’en est un.
La question à poser à un prestataire
« Comment savez-vous que la liste est complète ? » Si la réponse parle du nombre de résultats obtenus plutôt que de la méthode de couverture du territoire, le fichier sera tronqué.
La seule façon d’approcher l’exhaustivité est de ne jamais poser une question large, mais beaucoup de questions étroites. Nous découpons le territoire en zones, interrogeons chaque zone séparément, et toute zone qui atteint la limite de résultats est redécoupée en zones plus petites, jusqu’à ce qu’aucune ne sature.
Un centre-ville dense se retrouve ainsi découpé en dizaines de cellules pendant qu’une zone rurale tient en une passe. C’est ce qui fait passer de « les cent premiers » à « tous ceux qui existent », et ce qui explique l’écart de prix entre deux prestations identiques sur le papier.
Trois conséquences pratiques :
Besoin d'une liste exhaustive sur un secteur ? Indiquez le métier et la zone, nous vous disons combien d’établissements existent réellement avant toute commande.
Demander un devis| Donnée | Fiabilité | Remarque |
|---|---|---|
| Nom, adresse, coordonnées | Élevée | Le socle exploitable directement. |
| Catégorie d’activité | Élevée | Souvent plusieurs, dont une principale. |
| Téléphone | Bonne | Sur la fiche détaillée, pas dans la liste. |
| Site web | Bonne | La porte d’entrée vers l’enrichissement. |
| Note et nombre d’avis | Élevée | Indicateur d’activité et d’ancienneté. |
| Horaires | Variable | Renseignés par le commerçant, donc inégaux. |
| Identifiant de fiche | Élevée | Indispensable pour dédoublonner et suivre dans le temps. |
La liste de résultats est pauvre. Un fichier réellement exploitable suppose d’ouvrir chaque fiche. Le travail se multiplie, et la valeur du livrable aussi.
La question suivante est toujours la même : « et les adresses électroniques ? » Elles ne figurent pas sur les fiches. Nous les obtenons en visitant le site de chaque établissement et en relevant les coordonnées qui y sont publiées.
Nous le faisons, avec une limite nette. Les adresses génériques d’entreprise relèvent de la communication professionnelle ; les adresses nominatives de salariés sont des données personnelles. Le premier cas est une prestation ordinaire, le second engage votre responsabilité au titre du RGPD, et nous n’y allons pas.
C’est la question la plus posée sur ce sujet, et elle reçoit en général une réponse en un mot. Elle en mérite trois.
Les données d’établissements ne sont pas des données personnelles. Nom, adresse, téléphone, catégorie et note d’une entreprise concernent une personne morale. Le RGPD ne s’y applique pas. Ce cas d’usage est donc plus simple que la plupart des autres. La nuance apparaît dès qu’une fiche porte le nom d’une personne physique, cas fréquent chez les indépendants.
Les conditions d’utilisation de la plateforme, en revanche, interdisent explicitement l’extraction. Elles ne créent pas une infraction pénale, mais elles exposent à une demande de cessation, ce qui suffit à casser un projet qui en dépend durablement. C’est le même mécanisme que sur n’importe quelle collecte.
Ce que nous en tirons en pratique. Ce type de fichier convient à une prospection menée par vous, en interne. Le revendre tel quel comme base de données, ou le republier, est un usage différent et un risque différent, et nous le disons avant plutôt qu’après.
Ce que nous livrons
Un fichier dédoublonné, au format que vous utilisez, avec les champs demandés et l’indicateur de couverture du territoire. Exploitable en prospection sans retraitement.
Donnez-nous le métier visé et le territoire. Nous répondons avec un ordre de grandeur réel, ce qui vous dit déjà si votre marché est celui que vous imaginiez.